Débat dans l'Equipe diocésaine, ce samedi, sur le thème de la nourriture.
Elisabeth : "Écrire qu'il faut moins manger de lait et de viande c'est oublier que l'élevage est source d'équilibre pour une agriculture respectueuse de la vie du sol et l'entretien du paysage et de sa biodiversité.
Les prairies sont des capteurs de carbone et doivent être entretenues entre autre par le pâturage. C'est l'élevage intensif et hors sol qui est mauvais.
Le fumier ou le compost est irremplaçable pour la fertilité des sols.
Consommer local ???... . Tout dépend des traitements que les produits ont reçus.Consommer les produits étrangers comporte le risque d'être contaminés par des substances interdites chez nous.
Enfin les produits industriels sont aussi très nocifs surtout les produits blancs qui comportent énormément plus de sucre.
Ainsi pour moi la mal bouffe est l'un des grands scandales de notre époque car elle génère une détérioration de la santé surtout pour ceux qui ont des bas revenus.
Il est donc important de soigner la nourriture des cantines qu'elles soient scolaires ou pour les hôpitaux ou epadhs.
L'éducation à une nourriture meilleure peut passer aussi par des cours de cuisine pour apprendre à faire des repas sains , faciles, rapides, avec des produits frais". Elisabeth.
Jean-Luc: "Elisabeth a très bien répondu et résumé les missions de l'agence bio et ses conséquences. D'autre part j'ajouterai qu'une grande partie des agri-bio ne soutiennent pas les revendications des syndicats qui s'attaquent aux normes environnementales: celles ci n'ont rien à voir avec la chute des revenus.
Au contraire l'environnement est un atout d'avenir !"
Elisabeth : l'agence bio promeut et structure la bio. Elle lance les grandes campagnes de communication. Elle défend la Bio et mène les enquêtes sur le marché et la production bio.
Elle établit le baromètre de la consommation.
Elle gère le fonds Avenir bio de 13 millions d'euros sur les projets collectifs d'entrepreneurs du bio les plus structurants et les plus pérennes pour les filières bio française
Les conséquences :
Au sein du conseil d'administration, il y a des professionnels. C'est une entité réactive avec une directrice remarquable.
Cette agence tourne et est efficace. Ce n'est pas la même chose que de dépendre d'un ministère qui devra s'organiser et n'aura jamais la même dynamique.
C'est en plus navrant de penser la supprimer au moment crucial du maintien de l'agriculture biologique et de ses filières.
La FNSEA appuie le maintien de l'agence bio pour sa campagne électorale au niveau des chambres.
Cette suppression est encore une fois un moyen de lutter contre le développement de la bio. Monsieur Duplomb, promoteur de cet amendement est lui-même agriculteur pour une agriculture chimique intensive.
Cette économie est ridicule au niveau budgétaire.
Le développement de l'agriculture bio dérange les lobbies chimiques.

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Actualisé le 28 janvier :
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Aline : Merci Elisabeth...quant à ta réflexion sur la nourriture, je m’y retrouve bien. Notamment par rapport à la viande et des conséquences sur les paysages ruraux.
Et aussi pour la restauration collective, je suis effarée de ce qui est proposé en hôpital, et je n’ose plus lire les conseils donnés par rapport au cancer, c’est tout l’inverse de ce qu’il faut faire. Je me demande parfois s’ils sont payés par les industries alimentaires. Comme par exemple pour le coca , alors que ce type d’aliments, concentré en sucre raffiné fait flamber les cancers.
L'équipe diocésaine conclut que notre alimentation relève d'un choix de société qui concerne tout le monde. C'est une chance à saisir de pouvoir vivre des liens de solidarité et des échanges culturels autour d'un repas, en Eglise ou dans nos lieux de vie.
Et vous, lecteurs, vous pouvez en débattre et nous partager vos réflexions. Merci.