Lu dans le journal La Croix du 1er mars
« Scandaleux », « Honteux », « colère légitime », « revers majeur dans la protection des droits humains et de l’environnement »… Les réactions sur le réseau social X (ex-Twitter) des eurodéputés et ONG soutenant la directive européenne sur le devoir de vigilance étaient ce mercredi 28 février à la mesure de leur surprise et déception.
Déception parce que le texte final du projet de directive – plus détaillé et ambitieux que la loi française de 2017 qui l’a inspiré – instaurait un devoir de vigilance européen pour les entreprises de plus de 500 salariés, visant à les rendre responsables des impacts sociaux et environnementaux de leurs activités sur toute leur chaîne de valeur. Surprise parce qu’un accord politique sur le texte était intervenu mi-décembre 2023 entre les États du Conseil européen et le Parlement européen. Et qu’en théorie, il ne restait qu’à parapher le texte finalisé pour qu’il soit soumis au vote des eurodéputés.
À la dernière minute, il n’y aura donc pas eu d’accord...
L'encyclique LAUDATO SI (n° 93) rappelle que Saint Jean-Paul II a souligné qu’«un type de développement qui ne respecterait pas et n’encouragerait pas les droits humains, personnels et sociaux, économiques et politiques, y compris les droits des nations et des peuples, ne serait pas non plus digne de l’homme"
Ce lien entre l'homme et la nature est souligné par Franck BILLEAU dans le Courrier ACI n°209 sous le titre "Sauver l'habitat pour sauver la planète" . Il cite LAUDATO SI §139 : "Il n'y a pas deux crises séparées, l'une environnementale et l'autre sociale. Les possibilités de solution requièrent une approche intégrale pour combattre la pauvreté, pour rendre la dignité aux exclus et simultanément, pour préserver la nature".
Et Franck continue : "En redonnant vie à des habitats dégradés, nous construisons une part de la "Maison commune, une part du Royaume de Dieu"
